l'égo et l'intélligence émotionnelle

L'intelligence émotionnelle 

Il arrive que certaines émotions nous traversent sans raison apparente.
Des réactions intenses. Des peurs anciennes. Une fatigue intérieure difficile à expliquer.
Comme si quelque chose en nous savait… sans que notre mental puisse toujours comprendre.

Au fil de mon propre chemin, j’ai réalisé que nous ne portons pas uniquement notre histoire personnelle.
Nous portons aussi des héritages invisibles : des silences, des non-dits, des blessures émotionnelles transmises de génération en génération.
Non pas comme une fatalité, mais comme une mémoire encore vivante.

C’est ce que l’on appelle le transgénérationnel :
la manière dont les vécus de nos lignées peuvent continuer à s’exprimer à travers nos émotions, nos comportements, nos relations  parfois à notre insu.

L’intelligence émotionnelle : comprendre ce qui se vit à l’intérieur

Les émotions ne sont ni bonnes ni mauvaises.
Elles sont des messages.

Dans mes accompagnements, j’aide les personnes à :

  • identifier leurs émotions

  • les ressentir dans le corps

  • comprendre ce qu’elles viennent signaler

  • ne plus les subir, mais les traverser

Ici, il ne s’agit pas d’analyser ou d’interpréter à la place de l’autre, mais de permettre à chacun de mettre du sens sur son propre vécu, à son rythme.

Lorsque les émotions sont écoutées, elles s’apaisent naturellement.

 

 

L’ego : une protection avant d’être un problème

Dans ce processus, l’ego joue un rôle central.
Contrairement aux idées reçues, l’ego n’est ni un ennemi, ni un défaut à éliminer.
Il est une structure de protection, construite très tôt pour nous aider à survivre émotionnellement.

Il se façonne à partir de ce que nous avons vécu, mais aussi de ce que nous avons observé, absorbé, hérité.
Il apprend à contrôler, à se durcir, à se taire, à plaire, à lutter… parfois à se couper.

Chez certaines personnes, l’ego prend la forme d’une grande sensibilité.
Chez d’autres, il devient distance, rationalisation, dureté ou déni émotionnel.

Ces stratégies ont un point commun :
 elles ont été nécessaires à un moment donné.

Mais lorsque ces mécanismes continuent d’agir alors que le danger n’est plus là, le corps et les émotions finissent par parler à leur place.

 

"Quand le corps sait avant la tête"

C’est souvent à travers le corps que tout commence à se révéler.
Une tension persistante.
Une anxiété diffuse.
Une sensation de porter “trop”.
Ou ce sentiment étrange de vivre à côté de soi.

L’intelligence émotionnelle nous apprend que nos émotions ne sont pas des faiblesses, mais des signaux précieux.
Elles indiquent ce qui cherche à être reconnu, compris, intégré.

Parfois, ce que nous ressentons ne nous appartient pas entièrement.
Et parfois, il suffit de l’accueillir avec suffisamment de présence pour que quelque chose commence à se  transformer.